La presse en parle

Cognac - Campagne de stérilisation 

Mardi 16 Mars 2010                        Article extrait de Sud Ouest

SAINT-MARTIN. Réussie à Crouin, la campagne de stérilisation change de quartier
Les chats vagabonds vont perdre leurs attributs

    Chez le vétérinaire, les chats sont stérilisés et tatoués, avant d'être relâchés. (Photo DR)

Une chasse vient de démarrer dans le quartier Saint-Martin. Une chasse sans victimes, si ce n'est les attributs virils des matous et la fertilité des minettes. Que les amoureux des chats se rassurent, l'objectif est de limiter la prolifération des animaux errants, pas de les décimer. À raison de huit chatons par an, un couple non stérilisé peut générer une descendance de 6 000 individus en seulement cinq ans. Voilà ce qu'il faut endiguer.

La mission a été confiée par la municipalité à l'association Refuge et protection de nos amis les chats (Rpac), présidée et animée par Katia Guey. Elle a déjà officié dans le quartier de Crouin, avec un résultat qui a dépassé de loin ses espérances. Katia Guey tablait sur une dizaine de captures. Finalement, ce sont quarante chats qui ont été stérilisés, en un mois et demi de campagne, du 2 novembre au 15 décembre dernier.

Un seul chat euthanasié

Pourtant, la météo a compliqué la tâche. Mais Katia Guey a pu s'appuyer sur l'aide indispensable des habitants. « Au début, les gens étaient super contents de nous voir arriver, ils nous montraient les lieux. Dans un deuxième temps, une rumeur a circulé selon laquelle on tuait les chats. Les gens les cachaient, les faisaient fuir. On a réussi à rassurer tout le monde, et c'est reparti », rapporte cette passionnée de la cause féline.

Pour être honnête, il a bien eu une euthanasie, une seule. Chaque chat recueilli est en effet emmené chez un vétérinaire, qui vérifie si l'animal est porteur de la leucose ou du « sida du chat », des maladies irréversibles. Cela n'a été le cas que pour deux éléments. L'un, porteur non déclaré, a été recueilli par une famille. L'autre, plus touché, a dû être endormi. Deux sur quarante, cette donnée semble indiquer un bon état général de la santé de la gent vagabonde.

Réintroduits dans le quartier

« Il y en a qui, physiquement, ne sont pas beaux, mais c'est une question d'alimentation », observe Katia Guey. Les chats sont stérilisés, puis tatoués des lettres « CO », pour Cognac. Et ils sont réintroduits dans leur quartier d'origine.

Selon Katia Guey, le principe a été bien compris dans la cité de Crouin. Il passe moins bien chez certains propriétaires, qui pensaient voir leur jardin débarrassé d'hôtes parfois indélicats. « La majorité des gens aiment les chats », tempère la présidente de Rpac.

La municipalité a alloué une enveloppe de 6 000 ?, pour financer les opérations chez le vétérinaire. L'intervention à Crouin en a grignoté 2 500 ?. Marie-Paule Ancelin, la conseillère municipale qui suit attentivement le dossier, espère que la somme suffira pour Saint-Martin et la Chaudronne, le quartier suivant sur la liste.

Katia Guey, elle, agit bénévolement. Elle lance un appel aux habitants pour pister les félins. « Partir à l'aveugle, ça ne sert à rien. Je ne vais pas poser les trappes au hasard dans la rue. De plus, la majorité des chats que l'on croise appartient à quelqu'un. »

Du 15 mars du 30 avril, elle va sillonner Saint-Martin, et plus particulièrement les cités, de préférence le matin. Car elle a beaucoup à faire avec son association, qui cherche des solutions pour les chats abandonnés. « Attention, je ne fais pas chatterie ! Je l'ai bien précisé à la SPA », souligne-t-elle.

(1) Renseignements : 06 24 28 81 42. Mail : gueykat@aol.com. Site Internet : www.leschatslibres.asso.fr /. L'association recueille des dons pour financer ses actions.
Auteur : Philippe Ménard
p.menard@sudouest.com
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Cognac guette les chats vagabonds

Article extrait de la Charente Libre le lundi 02 novembre 2009
• Photo G. B.
Marie-Paule Ancelin (au centre) a donné carte blanche à Katia Guey (à gauche)  et Valérie Robert du R.P.A.C pour mener l'opération stérilisation

Une grande opération  de stérilisation  de la population féline errante débute par Crouin aujourd'hui.  Elle sera menée par les bénévoles d'une association 
Gilles BIOLLEY

L'exaspération était considérable. En témoigne la dernière réunion du conseil de quartier de Saint-Martin où le sujet sur la prolifération des chats errants avait occupé une bonne partie des débats. «C'est un problème d'autant plus sensible qu'il est récurrent et qu'aucune opération n'a jamais été menée en ville pour y remédier depuis de nombreuses années», souligne Marie-Paule Ancelin, conseillère municipale de Cognac, en charge du dossier.

À compter d'aujourd'hui, ce sera fait. Pour lutter contre ce qui est devenu un véritable fléau dans certains quartiers, la municipalité a décidé d'utiliser les grands moyens et lance une campagne d'ampleur de stérilisation de la population féline vagabonde.

Elle débute donc ce lundi à Crouin, va y durer jusqu'au 15 décembre, puis s'étendra ensuite à l'ensemble des quartiers cognaçais.

Une stérilisation doublée d'une identification

Financée dans son intégralité par la Ville (6.000 euros), cette opération va être menée par la jeune association «Refuge et protection de nos amis les chats» (RPAC) créée en mai 2008 et présidée par Katia Guey (1). Cette structure non subventionnée compte une dizaine de bénévoles. Ils auront la charge de recenser et de trapper tous les chats errants afin de les conduire ensuite chez le vétérinaire pour qu'ils soient testés (locose et FIV), tatoués d'un CO dans l'oreille, pour Cognac, avant d'être stérilisés.

Tous se feront également tirer le portrait pour un fichage en règle avant un retour sur site pour les animaux sains puisque cette campagne ne vise pas à les éliminer. «Seuls les malades seront euthanasiés puis incinérés», précise Katia Guey qui dispose du soutien du syndicat mixte de la fourrière d'Angoulême et de l'association angoumoisine «Les chats vagabonds» pour mener à bien cette mission. Pour les propriétaires de matous baladeurs, il est vivement conseillé, si ce n'est déjà fait, de les faire tatouer avant la campagne. «Car tout chat non identifié est considéré comme errant», stipule la présidente de l'association qui invite d'ailleurs les propriétaires peu consciencieux à «prendre leurs responsabilités» et à doubler cette opération d'une stérilisation, «sans risques pour l'animal et nécessaire puisque les chats domestiques non opérés sont eux aussi responsables de la prolifération».

Un rappel pas inutile comme l'est celui concernant le statut des animaux, protégés par la loi «avec 7.622 euros d'amende et peine de prison pouvant aller à six mois pour acte de cruauté [article 521 du code pénal], et 152 euros pour négligence [article 653]», précise non sans raisons Marie-Paule Ancelin. «Refuge et protection de nos amis les chats», qui a mené cet été une opération de son propre chef à La Chaudronne, lui a en effet rapporté de nombreux cas de barbarie. Édifiants. «Chats borgnes, infirmes, dont un qui avait été jeté du cinquième étage nous a révélé une habitante. On a vu de tout, déplore Katia Guey. D'où l'autre utilité de cette campagne. Stériliser, c'est stopper la prolifération mais aussi et d'abord protéger les chats comme l'exige la loi. Trop de gens l'oublient.»

(1) L'association recherche

des bénévoles pour l'opération

et des familles d'accueil.

Contact: 06.24.28.81.42

ou www.leschatslibres.asso.fr

Gilles BIOLLEY
Charente Libre

Envahie, Cognac stérilise les chats

lundi 16 novembre 2009, 10:06

Voir la vidéo sur TF1: Envahie, Cognac stérilise les chats

Le Post-Invasion de chats à Cognac

samedi 21 novembre 2009, 08:56

En centre ville de Cognac, au pied des immeubles, des chats se baladent tranquillement. Trop, selon les habitants et la mairie. Si certains riverains les nourrissent, beaucoup ne les supportent plus, notamment leur bruit et leurs excréments.

"Cet été il y en avait 37 dans deux immeubles!" témoigne un habitant sur TF1.

Car il y a urgence, certains habitants avaient décidé de tuer les chats par leurs propres moyens en les laissant mourir dans les poubelles, tandis que "des chatons étaient jetés par la fenêtre" précise sur TF1 la responsable de l'association mandatée par la mairie, pour procéder à la stérilisation des félins.

Les effets de cette opération seront visibles après plusieurs années. Les propriétaires sont invités à les tatouer au plus vite...
Lire la suite: Invasion de chats à Cognac



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