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Cognac guette les chats vagabonds

Article extrait de la Charente Libre le lundi 02 novembre 2009
• Photo G. B.
Marie-Paule Ancelin (au centre) a donné carte blanche à Katia Guey (à gauche)  et Valérie Robert du R.P.A.C pour mener l'opération stérilisation

Une grande opération  de stérilisation  de la population féline errante débute par Crouin aujourd'hui.  Elle sera menée par les bénévoles d'une association 
Gilles BIOLLEY

L'exaspération était considérable. En témoigne la dernière réunion du conseil de quartier de Saint-Martin où le sujet sur la prolifération des chats errants avait occupé une bonne partie des débats. «C'est un problème d'autant plus sensible qu'il est récurrent et qu'aucune opération n'a jamais été menée en ville pour y remédier depuis de nombreuses années», souligne Marie-Paule Ancelin, conseillère municipale de Cognac, en charge du dossier.

À compter d'aujourd'hui, ce sera fait. Pour lutter contre ce qui est devenu un véritable fléau dans certains quartiers, la municipalité a décidé d'utiliser les grands moyens et lance une campagne d'ampleur de stérilisation de la population féline vagabonde.

Elle débute donc ce lundi à Crouin, va y durer jusqu'au 15 décembre, puis s'étendra ensuite à l'ensemble des quartiers cognaçais.

Une stérilisation doublée d'une identification

Financée dans son intégralité par la Ville (6.000 euros), cette opération va être menée par la jeune association «Refuge et protection de nos amis les chats» (RPAC) créée en mai 2008 et présidée par Katia Guey (1). Cette structure non subventionnée compte une dizaine de bénévoles. Ils auront la charge de recenser et de trapper tous les chats errants afin de les conduire ensuite chez le vétérinaire pour qu'ils soient testés (locose et FIV), tatoués d'un CO dans l'oreille, pour Cognac, avant d'être stérilisés.

Tous se feront également tirer le portrait pour un fichage en règle avant un retour sur site pour les animaux sains puisque cette campagne ne vise pas à les éliminer. «Seuls les malades seront euthanasiés puis incinérés», précise Katia Guey qui dispose du soutien du syndicat mixte de la fourrière d'Angoulême et de l'association angoumoisine «Les chats vagabonds» pour mener à bien cette mission. Pour les propriétaires de matous baladeurs, il est vivement conseillé, si ce n'est déjà fait, de les faire tatouer avant la campagne. «Car tout chat non identifié est considéré comme errant», stipule la présidente de l'association qui invite d'ailleurs les propriétaires peu consciencieux à «prendre leurs responsabilités» et à doubler cette opération d'une stérilisation, «sans risques pour l'animal et nécessaire puisque les chats domestiques non opérés sont eux aussi responsables de la prolifération».

Un rappel pas inutile comme l'est celui concernant le statut des animaux, protégés par la loi «avec 7.622 euros d'amende et peine de prison pouvant aller à six mois pour acte de cruauté [article 521 du code pénal], et 152 euros pour négligence [article 653]», précise non sans raisons Marie-Paule Ancelin. «Refuge et protection de nos amis les chats», qui a mené cet été une opération de son propre chef à La Chaudronne, lui a en effet rapporté de nombreux cas de barbarie. Édifiants. «Chats borgnes, infirmes, dont un qui avait été jeté du cinquième étage nous a révélé une habitante. On a vu de tout, déplore Katia Guey. D'où l'autre utilité de cette campagne. Stériliser, c'est stopper la prolifération mais aussi et d'abord protéger les chats comme l'exige la loi. Trop de gens l'oublient.»

(1) L'association recherche

des bénévoles pour l'opération

et des familles d'accueil.

Contact: 06.24.28.81.42

ou www.leschatslibres.asso.fr

Gilles BIOLLEY
Charente Libre

Envahie, Cognac stérilise les chats

lundi 16 novembre 2009, 10:06

Voir la vidéo sur TF1: Envahie, Cognac stérilise les chats

Le Post-Invasion de chats à Cognac

samedi 21 novembre 2009, 08:56

En centre ville de Cognac, au pied des immeubles, des chats se baladent tranquillement. Trop, selon les habitants et la mairie. Si certains riverains les nourrissent, beaucoup ne les supportent plus, notamment leur bruit et leurs excréments.

"Cet été il y en avait 37 dans deux immeubles!" témoigne un habitant sur TF1.

Car il y a urgence, certains habitants avaient décidé de tuer les chats par leurs propres moyens en les laissant mourir dans les poubelles, tandis que "des chatons étaient jetés par la fenêtre" précise sur TF1 la responsable de l'association mandatée par la mairie, pour procéder à la stérilisation des félins.

Les effets de cette opération seront visibles après plusieurs années. Les propriétaires sont invités à les tatouer au plus vite...
Lire la suite: Invasion de chats à Cognac



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